Travail collaboratif sur tous les écrans

Le Virtuel, bouée de sauvetage du collaboratif

Pour les salariés bloqués à domicile, les outils de communication et collaboratifs assurent la continuité d’activité. Éditeurs et équipementiers déploient des efforts pour adapter leurs solutions, et aider les partenaires.

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Oct 2020
Par Benoît Huet

Si nous nous en sommes plutôt bien sortis pendant la crise, c’est grâce à notre offre cloud, et nos revendeurs ont apprécié la facilité de mise en oeuvre de notre service », reconnaît Thierry Gonon, directeur d’Innovaphone France. Là aussi, le cloud a joué un rôle essentiel chez les éditeurs comme chez les équipementiers de solutions de communication et collaboratives. D’ailleurs, les accords stratégiques d’Avaya et d’Alcatel-Lucent Enterprise avec RingCentral montrent que le cloud – notamment le cloud public – est significatif sur ce secteur. De même, pour Mitel qui a lancé MiCloud Flex, une offre de communications et collaboratives hébergée dans le cloud de Google pour les moyennes et les grandes entreprises. En outre, les acteurs des communications n’ont pas ménagé leurs efforts pour accompagner leurs clients vers le télétravail. C’est le cas de 3CX : « Nous avons mis en place un certain nombre d’offres spéciales liées à la pandémie de Covid-19 afin de faciliter notre télétravail. Nous avons notamment offert aux entreprises des licences gratuites pendant trois ans, des licences PRO non facturées pendant une année, aux établissements scolaires et éducatifs. Nous avons augmenté le nombre de participants maximum en WebMeeting pour chaque édition, afin de rendre la visioconférence accessible au plus grand nombre, sans contrainte financière en temps de crise », détaille Axelle Bourgeois, Regional Channel Manager France, Benelux, North& Eastern Europe, et Russie de 3CX¹. D’autre part, les fournisseurs en ont profité pour simplifier leurs offres afin de faciliter leur déploiement chez les clients des revendeurs.

CLIENTS ET FOURNISSEURS PLACÉS À LA MÊME ENSEIGNE

« Du jour au lendemain, nos clients – comme nous-mêmes – avons dû tous basculer en télétravail. Par exemple, les centres d’appels ont facilement migré avec nos solutions, de même que les collectivités² où il est impensable de fermer l’accueil, il fallait par exemple, dématérialiser ce poste. Pour ce faire, nous avons dispensé de nombreux webinars », explique Thomas Bernigaud, directeur commercial XiVO, chez Avencall. Cela dit, comme le rappelle Fréderic Archaimbaud, directeur commercial de Mitel, sur le terrain, on note des déploiements plutôt anarchiques : « Des solutions installées dans l’urgence devront être réorganisées en de véritables solutions professionnelles d’infrastructure adaptées aux besoins des utilisateurs. »

¹ Ces offres ne sont plus d’actualité chez l’éditeur.
² La moitié des clients d’Avencall sont issus du secteur public

L’ARCEP supprime la déclaration du statut d'opérateur

En fournissant un simple K-Bis et des renseignements sur son activité, un simple intégrateur deviendra opérateur en France, aux yeux de l’Arcep³. En effet, comme nous le confirme David Epelbaum, chef de l’unité opérateurs et obligations légales au sein de l’Arcep, l’obtention du statut opérateur dans l’Hexagone est à la portée de tous. Et d’ici à 2021, il le sera encore plus facilement car le nouveau code européen, censé entrer en vigueur d’ici à la fin de l’année, devrait contraindre la France à supprimer ce processus de déclaration. Les opérateurs n’auront donc plus aucune démarche administrative à accomplir auprès de l’Arcep. Cela dit, pour aider les clients finaux des TPE et PME à s’y retrouver dans ce millefeuille des offres et solutions d’opérateurs, l’Arcep, en partenariat avec des clubs, des fédérations, des syndicats, etc., a édité un guide pratique⁴ qui rassemble les éléments clés pour mener des comparaisons, et ainsi mieux appréhender ses besoins.

³ L’Arcep, Autorité de Régulation des Communications Electroniques et des Postes
⁴ https://bit.ly/2H0z1n3