Portrait de Philippe Azouyan - Dynabook

L’automatisation, une chance pour la chaîne de valeur

L’économie numérique, et singulièrement l’IT, font systématiquement appel à l’IoT et à l’automatisation. À la condition de prendre des précautions, les entreprises ont tout à gagner à ce processus. Les acteurs du channel inclus.

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Oct 2020
Par Philippe Azouyan, directeur de la succursale française de Dynabook Europe

En raison de la pandémie, un besoin d’automatisation augmente dans l’industrie. L’idée est toujours la même. Il s’agit de réduire la fréquence et la durée des contacts humains, et d’aider les entreprises à se conformer aux mesures de distanciation sociale. Mais de multiples défis doivent encore être surmontés, en tout cas, si on veut garantir au plus grand nombre de participants une automatisation réussie. L’enjeu est aussi simple à énoncer que difficile à obtenir : banaliser l’utilisation de l’IoT pour les lignes de production et les livraisons ; augmenter la sécurité du personnel ; diminuer le potentiel de contamination. D’où un gain de productivité en vue pour les industriels aguerris. Exemple : en logistique, les capteurs IoT sont capables de voyager avec un colis pour assurer la mise à jour régulière. De plus, dans la phase de production elle-même, la robotique possède un grand potentiel pour transporter les produits. C’est vrai depuis l’entrepôt jusqu’aux stations d’emballage.


MÉNAGER LA CHAÎNE ET LE COÛT

Dans le même temps, l’interaction des employés est réduite au strict minimum. Ces innovations revêtent, dans notre contexte, une importance particulière, car elles accélèrent la transition vers l’e-commerce. En effet, la fermeture des magasins physiques, dans la phase aigüe de la pandémie, a entraîné une hausse des commandes de 49 %. Voilà qui applique une surpression sur la chaîne d’approvisionnement, la fameuse supply chain. Celle-ci s’efforce de suivre le rythme des achats en ligne, tout en garantissant la santé des travailleurs. La substitution de l’infrastructure traditionnelle par des concepts plus récents – l’edge computing, par exemple – joue un rôle important au sein de l’écosystème de la logistique. Exemple : le poste de magasinier. Grâce à ses lunettes intelligentes de réalité assistée, il aide à automatiser la préparation manuelle des commandes, le tri, la gestion des stocks et des marchandises reçues, ainsi que le processus de retrait. Le procédé de l’edge computing rapproche ainsi les données de leur source, et crée des méthodes de collecte, d’analyse et de redistribution des informations. Il contribue à la puissance de traitement, à l’endroit même où le périphérique se trouve. En fin de compte, l’automatisation joue un rôle essentiel au sein de la chaîne d’approvisionnement. Que ce soit maintenant ou à long terme. Cette technologie s’est affinée à la suite de la pandémie de Covid-19, et face aux exigences croissantes qu’elle a imposées dans tous les aspects de la chaîne d’approvisionnement. Cependant, avant qu’une utilisation généralisée des dispositifs automatisés et robotiques soit mise en oeuvre, les entreprises doivent avoir confiance dans leur infrastructure initiale pour soutenir et optimiser ces procédés. Voilà qui est crucial car l’edge computing évite la nécessité de réorganiser toute l’architecture. Il fait bénéficier des dispositifs évoqués plus haut, à une échelle supérieure, en échange de modifications minimes apportées sur les systèmes IT traditionnels.

« Une meilleure coopération

entre acteurs du channel

encourage les usages inédits »

VERS L’ENTREPRISE ÉTENDUE

Les effets favorables de la crise sanitaire sont donc assez rares pour être remarqués. L’apport positif de l’automatisation et de l’IoT en fait partie. La montée de l’entreprise étendue, incarnée par une meilleure coopération entre fournisseurs, constructeurs, sous-traitants et acteurs du channel, simplifie les rapports humains, et encourage les nouveaux usages. La chaîne de valeur tirera parti des opportunités qui s’ouvrent dans ce domaine sophistiqué, lucratif et prometteur. L’automatisation intelligente est un acquis économique et technique sur lequel on ne reviendra pas.

Bio express

Philippe Azouyan rejoint, en 2005, le groupe Toshiba (division informatique), qui deviendra Dynabook Europe. Il est alors ingénieur commercial. Puis il évolue, toujours dans des fonctions commerciales, jusqu’à diriger la succursale française de Dynabook Europe. Il peut se targuer d’un cursus complet : diplômé de l’université Claude-Bernard de Lyon I et de Centrale Lyon – entre autres spécialités. Et afin de consolider sa capacité managériale, il a suivi un cursus en communication et leadership au sein de Dale Carnegie Training.