Portrait de Marilyne Michel - D-Link

“Le marché de l’infrastructure réseau va s’accélérer jusqu’en 2022” – Maryline Michel

D-Link capitalise à la fois sur la montée en puissance de l’infrastructure réseau et sur la montée en compétence de son channel, qui migre grâce à la plate-forme Nuclias vers un modèle de services managés.

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Marilyne Michel - Country Manager D-Link France. Propos recueillis par Vincent Verhaeghe

Quels ont été les effets de la crise pandémique sur l’activité de D-Link depuis un an, et comment envisagez-vous la période à venir ?

Il y a eu plusieurs phases. Au cours du premier confinement, bien sûr, l’activité a connu une baisse. Mais dès juin 2020 nous avons constaté un retour de la demande émanant d’entreprises qui ont investi sur des équipements liés à la mobilité ou à la 4G. Et en fin d’année, la croissance fut même très dynamique sur notre coeur de métier que sont les produits de commutation. En 2021, nous notons une forte accélération sur le marché de l’éducation. Une tendance sans doute durable car les établissements veulent des infrastructures qui prennent en compte le distanciel. En parallèle, on s’attendra – au moins jusqu’en 2022 – à des investissements issus des entreprises, car la sursollicitation des réseaux internes rend nécessaire la modernisation les infrastructures.

« La sursollicitation des réseaux internes rend les investissements de modernisation nécessaires »

Votre coeur de métier est le réseau, mais votre façon de l’aborder depuis fin 2018 diffère par votre offre Nuclias. Quel changement cela a-t-il entraîné pour votre channel ?

Avec Nuclias, nous sommes entrés dans le monde du logiciel en proposant à nos partenaires une plate-forme dans le cloud pour gérer nos produits. Dans un premier temps, on a constaté quelques craintes émises par certains revendeurs, notamment en termes de sécurité. Mais désormais, un vrai engouement se manifeste envers cette solution. Elle permet à des revendeurs habitués à un modèle de vente en transactionnel de basculer vers celui de services managés et contractuels. Et en conséquence, de notre côté, nous travaillons de plus en plus avec des MSP qui intègrent les briques commutation et WiFi à leur offre en se basant sur nos produits et sur notre plate-forme Nuclias. C’est un modèle que nous allons d’ailleurs étendre à d’autres produits comme les caméras de vidéosurveillance dont la sortie est programmée cette année.

Ce développement du modèle MSP dans votre channel implique-t-il aussi du changement au niveau de votre programme Partenaires ?

Depuis l’an passé, un volet dédié aux MSP figure dans notre programme Partenaires, et il continuera d’évoluer. On y trouve aussi bien des aspects financiers liés aux licences que des outils de formation. Nous souhaitons être très didactiques sur ce sujet, surtout pour les revendeurs historiques qui se transforment vers ce modèle, d’autant que la demande de la part des clients finaux est encore plus forte avec la crise sanitaire. Globalement, la partie formation du programme évoluera avec des outils couvrant autant les scopes technologiques que commerciaux. D-Link a mis en service, fin janvier 2021, WiFi Planner, une application grâce à laquelle un partenaire réalise, en mobilité, depuis une simple tablette, l’audit d’un site pour définir avec le client le maillage de son réseau WiFi.

Et en termes d’offres, quelles sont les évolutions à attendre ?

Outre les caméras de vidéosurveillance, nous allons renouveler nos gammes de commutateurs avec des solutions multigigabit ainsi que nos équipements WiFi pour tirer le meilleur parti de la norme WiFi 6 qui se démocratise. Nous prévoyons de sortir, au second trimestre, une passerelle SD-WAN – une technologie indispensable – ainsi que des équipements destinés à créer des réseaux 5G privés. C’est une offre idéalement complémentaire à celle du WiFi.

BIO EXPRESS
Formée à l’Insead, Marilyne Michel est une exception dans le monde de l’IT puisqu’elle a conduit la plus grande part de sa carrière dans la même entreprise, D-Link. Après avoir passé trois ans en tant qu’acheteuse au sein de La Commande Électronique, elle intègre en effet l’équipementier en 1995 pour y exercer la fonction de responsable administrative, avant de prendre la direction du marketing en 1998 (France d’abord, puis Europe du sud). Elle dirige la filiale française depuis 2010.