GoMSP 2020 online

GoMSP, l’union au service des MSP

Organisé par Watsoft et OpenIP, l’évènement GoMSP est un parfait symbole de l’alliance entre l’IT et les télécoms. Avec plus de 300 inscrits, cette première édition en appellera d’autres.

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Nov 2020
Par Vincent Verhaeghe

Prévue dans un premier temps en tant que salon physique, la première édition de GoMSP s’est déroulée en mode digital, fin septembre 2020. Plus de 300 inscrits ont profité, via la plate-forme mise en place, à une dizaine de conférences, deux tables rondes et des ateliers. GoMSP n’est pas le premier salon en France à s’adresser à l’écosystème des services managés, mais l’approche prise par les utilisateurs montrent à quel point les frontières s’abolissent entre les univers liés aux nouvelles technologies. Ainsi, les deux enseignes associées pour monter GoMSP sont, d’un côté, Watsoft, VAD spécialisé dans la distribution de logiciels IT, et d’autre part, OpenIP, distributeur et agrégateur pour les intégrateurs télécoms qui partagent « une urgence à se diversifier », au dire de Laurent Silvestri, président d’OpenIP. L’objectif de GoMSP est donc double : permettre à des spécialistes des télécoms de trouver de nouveaux pans de services, et montrer aux MSP spécialistes de l’IT, qu’ils peuvent eux aussi s’ouvrir aux télécoms, seuls ou en associations. « Nous sommes spécialisés dans l’IT, mais quand nos clients nous demandent des prestations de téléphonie, nous travaillons en association avec un intégrateur dont c’est le métier », explique Mathieu Penhouet, associé gérant de l’entreprise Epssi, MSP établi à Rennes. En soi, le secteur des services managés est déjà dynamique, comme le montre une étude réalisée par Watsoft, et dévoilée à l’occasion de GoMSP. Les chiffres sont éloquents : 71 % des MSP interrogés ont annoncé une croissance de leur activité entre 2019 et 2020, tandis qu’un petit 6 % voient leurs revenus baisser. À noter que 78 % des revendeurs interrogés atteignent un C. A. supérieur à 100 K€, un bon niveau pour des enseignes – pour la plupart des TPE – comptant, pour 61 % d’entre elles, 10 employés maximum. Parmi les services proposés, la gestion de parcs et la sauvegarde des données – activités historiques des MSP –, tiennent toujours la corde et sont même plutôt en croissance. La téléphonie, boostée par les besoins en mobilité et en télétravail des clients finaux, est également en hausse. Le paradoxe – et l’étude de Watsoft le souligne – est de voir baisser l’activité liée à la sécurité, alors même que les risques atteignent un pic.

LUTTER CONTRE LE CHURN

Parmi les thèmes abordés, le churn a retenu l’attention des MSP. Issu de la bancassurance et des télécoms, il se traduit dans la langue de Molière en taux d’attrition, c’est-à-dire le pourcentage de clients sous contrat perdus chaque année. Bien sûr, il existe une déperdition naturelle liée à des facteurs hors contrôle du MSP, mais de bonnes pratiques limitent ce churn « dont le niveau varie selon les secteurs d’activité. S’il oscille entre 15 % et 20 % sur les telcos, son taux avoisine 30 % dans le service cloud public, pour des durées d’engagement courtes. Sur du service managé où le client dépend davantage de la plate-forme utilisée, il descend autour de 5 % », souligne Michel Calmejane, président du cabinet conseil Enodys. Pour lutter contre ce churn, « on peut agir sur les contrats, en augmentant la durée d’engagement, et en ajoutant ou optimisant des services au fil du temps », note Philippe Goalard, directeur commercial d’OpenIP. Mais il faut être pragmatique, car un client devient onéreux, par exemple, si le MSP est amené à intervenir souvent sur son SI. Il est parfois plus rentable de le perdre que de se battre pour renouveler le contrat…

RENDEZ-VOUS EN JUIN 2021
Forts du succès de GoMSP, dès cette première édition, Watsoft et OpenIP ont déjà acté l’organisation de la prochaine. Elle aura lieu le 8 juin 2021, dans les salons de Paris la Défense Arena, à Nanterre, donc en tant qu’évènement physique. Les replays de l’édition 2020 sont disponibles sur go.msp.eu.com.